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Energie durable

Produire une énergie durable pour tous

            Lorsque j'étais enfant durant la guerre de Corée, j'étudiais à la lumière des bougies. Peu de ménages possédaient des appareils électriques tels des frigos ou des ventilateurs. Au fil des années, j'ai vu cette situation évoluer de façon radicale. L'accès facile à l'énergie a ouvert de nouvelles possibilités pour ma famille et mon pays.

L'énergie transforme les vies, la conduite des affaires et l'économie. Elle transforme aussi notre planète, son climat, ses ressources naturelles et ses écosystèmes. Il ne peut y avoir de développement sans énergie. Aujourd'hui, il nous est possible d'allumer le chauffage ou la lumière, et ce, n'importe où dans le monde, même dans les ménages les plus pauvres, tout en réglant à la baisse le thermostat de notre planète. Pour cela, il suffit de passer par la fourniture d'une énergie durable pour tous. Relever ce pari implique la collaboration de tous, gouvernements, secteur privé et société civile, car son envergure dépasse ce que peut accomplir un seul de ces acteurs. Les Nations Unies sont bien placées pour réunir un tel aréopage et encourager ces différents acteurs à faire cause commune. C'est pourquoi j'ai lancé notre nouvelle initiative, Énergie Durable pour Tous, visant à déclencher une action immédiate susceptible de déboucher sur de véritables résultats pour les peuples et pour la planète.

Selon moi, nous avons à relever deux défis énergétiques urgents.

- Le premier est qu'une personne sur cinq dans le monde n'a pas accès à l'électricité. Deux fois plus, c'est-à-dire près de 3 milliards de personnes, utilisent le bois, le charbon, le charbon de bois ou les déchets animaux pour cuire leurs repas et chauffer leurs maisons. Ce faisant, ils s'exposent ainsi que leurs familles à des fumées et des émanations toxiques. Cette pauvreté énergétique est catastrophique pour le développement humain.

- Le deuxième défi est celui du changement climatique. Les gaz à effet de serre qui proviennent de combustibles fossiles contribuent directement au réchauffement de l'atmosphère terrestre, avec toutes les conséquences que l'on connaît : des conditions météorologiques extrêmes et des catastrophes naturelles de plus en plus fréquentes qui mettent en danger les vies, les moyens d'existence et l'avenir de nos enfants.

Assurer une énergie durable pour tous d'ici 2030 représente un énorme défi. Mais le relever est réalisable. Ma vision est celle d'un monde où l'accès universel à l'énergie se combine à une nette amélioration de l'efficacité énergétique au doublement de la quantité d' énergie renouvelable dans nos sources de combustibles. Les obstacles sont moins techniques qu'humains. Il faut que nous placions l'énergie durable au sommet de l'agenda mondial et que nous concentrions notre attention, notre ingénuité, nos ressources et nos investissements pour en faire une réalité.

Prenons l'exemple des téléphones cellulaires. Il y a 20 ans, l'accès universel aux communications mobiles paraissait impensable. Néanmoins, les gouvernements ont mis en place des cadres appropriés et le secteur privé a investi des ressources et lancé des modèles d'affaires innovants, avec pour résultat une véritable révolution dans les communications.
Un scénario similaire est envisageable dans le domaine de l'énergie durable. Les pays en développement peuvent éviter de recourir aux options conventionnelles et passer directement à des solutions énergétiques plus propres, tout comme ils ont adopté directement les réseaux de téléphonie mobile sans passer par les lignes téléphoniques terrestres. Les pays industrialisés peuvent et doivent appuyer cette transition vers des technologies à faible émission, tout en montrant l'exemple.

C'est en effet la meilleure solution pour réduire la pauvreté et protéger notre planète. C'est également ce qui permettra de développer des opportunités d'affaires sur des marchés dont le taux de croissance est le plus rapide au monde. La mobilisation du capital privé est essentielle, particulièrement en ce moment où les budgets publics sont soumis à des pressions sévères.
Dotés de cadres de politiques appropriés, ces investissements pourraient être extrêmement rentables, avec comme conséquences des augmentations de la productivité et de la croissance, la création d'emplois, y compris celle d'entreprises à la base, l'amélioration de la santé publique, une meilleure sécurité énergétique et un climat plus stable.

Au cours des cinq dernières années, l'industrie de l'énergie renouvelable a connu une énorme croissance. Ses capacités sont en pleine expansion. Ses performances s'améliorent. Les prix deviennent plus abordables. De nouveaux produits qui nécessitent moins d'énergie émergent. Tout ceci forme une fondation solide sur laquelle construire la nouvelle grande transition énergétique.

Au moins 118 pays ont défini des cibles de politiques ou créé des politiques encourageant l'énergie renouvelable. Mais nous pouvons et devons faire plus. Alors que s'annonce bientôt la conférence de Rio sur le développement durable, j'exhorte les gouvernements, le secteur privé et les autres parties prenantes à s'engager de façon concrète à créer des actions sur le terrain.

Les gouvernements peuvent proposer des plans et des cibles énergétiques nationaux plus ambitieux, apporter une aide financière et atténuer l'effet pervers de certains tarifs. Les entreprises peuvent améliorer l'efficacité énergétique de leur fonctionnement et de leur chaîne d'approvisionnement et former des partenariats public-privé afin d'accroître leur offre de produits d'énergie durable. Les investisseurs peuvent fournir les capitaux de départ pour le développement de technologies propres. Les gouvernements, l'industrie et le monde universitaire peuvent tous contribuer à cette nouvelle recherche.

Certains pourraient faire valoir qu'en cette période d'incertitude économique, la durabilité est un luxe que nous ne pouvons pas nous permettre. J'affirme au contraire que nous ne pouvons pas nous permettre d'attendre. Les sciences et l'économie sont arrivées à la même conclusion : accélérer la croissance économique, faire sortir les populations de la pauvreté et protéger notre planète sont tous les éléments d'un même agenda : l'agenda du développement durable. L'énergie est ce qui relie ces éléments entre eux. Transformer cette idée en action va dépendre de nous tous.

Auteur : Ban Ki-moon, Secrétaire général des Nations unies. 2012.

Le nouvel ordre mondial de l'énergie : requiem pour la planète

Il m'a été donné d'animer une conférence sur le développement durable intitulée « Le nouvel ordre mondial de l'énergie et les perspectives à l'horizon 2030-2050 ». J'ai articulé mon plaidoyer pour une moralisation de la consommation d'énergie autour de trois axes. Dans un premier temps, j'ai fait un état des lieux sans concession, ensuite j'ai tracé les perspectives sombres qui nous attendent aux horizons 2030 -2050, j'ai enfin clôturé sur la situation de l'Algérie et ses difficultés à mettre en place une stratégie énergétique cohérente hors des voeux pieux et des « certitudes » que nous avons colportés avec nous en traversant le siècle.

Après avoir passé en revue les différentes étapes de l'histoire de l'humanité, en décrivant l'aventure humaine à partir de la découverte du feu il y a environ 700 000 ans, découverte qui fut un tournant majeur dans la civilisation humaine. Pour la première fois, l'homme a pu avoir une « qualité de vie », en se protégeant du froid, des animaux sauvages et en passant du cru au cuit. Pendant des milliers d'années, l'homme a utilisé sa propre force musculaire, ensuite il a domestiqué des animaux, ensuite il a asservi d'autres hommes pour toujours avoir plus d'énergie pour réaliser des travaux de plus en plus pénibles. (Souvenons-nous des pyramides il y a 5000 ans). J'ai notamment montré que les premières exploitations du charbon en Europe furent conduites en Angleterre vers 1250 et ensuite en Allemagne, en France, en Pologne. J'ai signalé l'apport de la science notamment la thermodynamique qui a permis « l'invention » de l'énergie mécanique. Le début de la première révolution industrielle en Angleterre grâce au charbon; l'avènement de l'exploitation pétrolière à partir dès 1865, ensuite du gaz naturel vers les années quarante du siècle dernier et enfin le nucléaire civil à partir des années soixante.

Le problème des réserves en énergies fossiles

La question épineuse des réserves mondiales en pétrole, gaz naturel et même en gaz de schiste n'a aucune fiabilité du fait que les Etats souverains déclarent ce qu'ils veulent sans aucun contrôle digne de ce nom. Beaucoup d'études ont été faites sur la réalité des chiffres notamment les Etudes de l'Aspo (de Campbell et Lahérrère). On sait en effet que les grandes puissances pétrolières manipulent les données pour mieux assurer leur suprématie "Il y a une grande conspiration de silence autour des réserves pétrolières mondiales". A titre d'exemple, sans aucune étude géologique majeure, les pays de l'Opep pour la plupart ont doublé leurs réserves en 1987. Nous sommes passés de 450 milliards de barils à 750 milliards de barils. A titre d'exemple, les réserves de l'Arabie Saoudite sont passées de 165 à 265 milliards de barils (36 milliards de tep!). Il en est de même des réserves actuelles de gaz de schiste ; que valent les chiffres ? « Sont-ce des réserves politiques ou des réserves géologiques ? » L'état des lieux a permis de montrer le délabrement de la planète soumise à des changements climatiques de plus en plus récurrents et erratiques et surtout l'état lamentable de la condition humaine surtout pour ceux du Sud. Savons-nous qu'un plein de 4X4 en biocarburant (225 kg maïs de la nourriture détournés) peut faire nourrir un Sahélien pendant une année? Savons-nous qu'un Djiboutien consomme en une année ce que consomme un Américain en une semaine C'est encore pire, comparé à un Koweitien, un Qatari ou un Emirati qui gaspille d'une façon sauvage une rente qui n'est pas le fruit de l'intelligence. Savons-nous enfin à titre d'exemple qu'il y a 850 milliards d'hommes, de femmes et d'enfants qui souffrent de malnutrition pendant que 50% de la nourriture européenne finissent à la poubelle soit environ 240 000 tonnes/jour. C'est tout cela qui nous fait dire que l'humanité a perdu ses repères d'empathie et de partage.

Les perspectives sombres à 2030- 2050

Il faut d'abord signaler la débâcle du GIEC devenu inaudible depuis que les pays occidentaux ont décidé de saboter définitivement les conférences sur le climat dont le point d'orgue a été la kermesse de Rio + 20, véritable carnaval des hypocrites qui se sont entendus pour ne pas s'entendre. Le climat n'est plus une priorité des agendas des grands, notamment en période électorale ; Coluche avait raison de dire qu'il n'y aura jamais de président vert... La crise aidant, la remise en ordre est renvoyée aux calendes grecques, surtout que l'alibi de la crise économique et financière justifie à la fois les replis des pays industrialisés (Kyoto est mort, les engagements n'ont pas été respectés) et de plus il n'y a pas d'après-Kyoto. Les pays émergents font aussi dans la fuite en avant, continuant sur le même chemin des pays industrialisés qui lient le développement à la consommation d'énergie fossile du fait que les énergies renouvelables sont incapables du fait de l'absence de volonté politique de prendre le relais des énergies renouvelables ; Il faut pourtant signaler les efforts des pays comme la Chine, l'Allemagne dans le renouvelable. Mais il faut bien comprendre qu'en 2030, comme en 2010 les énergies fossiles représenteront encore plus de 80% du bilan énergétique globale, c'est-à-dire qu'à cette date, c'est environ 17 milliards de tep soit environ 45 milliards de tonnes de CO2 que nous enverrons dans l'atmosphère. La limite des 2°C sera largement dépassée. Dans ces conditions, le monde sera de plus en plus anomique. Nous aurons des guerres de plus en plus récurrentes. A côté des guerres de l'énergie qui ont commencé dès 1990, il y aura des guerres de l'eau qui se fera de plus en plus rare et chère, des guerres pour les métaux rares qui interviennent dans l'informatique et les TIC, il y aura des famines, une désertification, une déforestation sauvage, l'avènement du fait des changements climatiques d'anciennes maladies oubliées. Il y aura enfin une exacerbation des sentiments nationalistes, religieux que certains mettent sous le vocable du choc des civilisations.

Dans tout ce désordre, un seul vainqueur, le néolibéralisme, et une mondialisation laminoir qui est en train de tuer les espérances des peuples qui tentent de survivre en vain. La financiarisation - cette machine du diable- sera la nouvelle apocalypse à moins que le monde ne se réveille pour réhabiliter l'humain.

Comment nous percevons le futur en Algérie ?

Nous vivons dans une bulle, en nous contentant d'engranger des dollars avec le tiroir-caisse de Sonatrach. Nos réserves s'amenuisent et sont gaspillées outre mesure. Encore une fois, notre meilleure banque est notre sous-sol. Les prix du baril vont quadrupler d'ici quelques années. Pourquoi pomper frénétiquement une ressource de plus en plus rare pour avoir des dollars qui s'effritent dans des banques ? Nous n'avons même pas l'intelligence à l'instar d'autres pays de les faire fructifier dans des placements comme des fonds de pension dans l'immobilier, l'achat d'or ! Pensons qu'un petit pays comme le Liban a plus d'or que l'Algérie ? Le Venezuela pour sa part a reconverti une partie de ses avoirs en or qu'il a rapatriés. Un pays comme l'Inde a acheté l'or mis en vente par le FMI. Nous, nous nous contentons de jouer aux grands seigneurs en prêtant au FMI, à un taux fixé par lui, 5 milliards de dollars. Ce même FMI qui nous a ajusté structurellement plusieurs fois, au lieu de s'ajuster lui-même. Nous ne sommes pas rancuniers avec l'argent de la rente... Pourtant du fait du déclin inexorable malgré toutes les techniques nouvelles et sophistiquées, les coûts d'extraction dépasseront les 100 dollars pour les pétroles non conventionnels. Du fait de l'absence d'une vision d'ensemble, le développement des gaz de schiste sans aucun débat avec les experts et la société civile, est une erreur. De plus, c'est un très mauvais signal que l'on donne aux Algériens en leur faisant croire qu'ils peuvent continuer à dormir : la rente schistière va veiller sur eux. Ce qui renvoie aux calendes grecques toute tentative de mettre les Algériens au travail pour créer de la richesse. Les gaz de schiste font partie d'une problématique globale qui est celle d'un « cap pour le futur ». De plus, il est largement prouvé que « la technologie n'est pas mâture ». Attendons qu'elle le soit par une veille technologique en laissant cela aux générations futures. Qu'on se le dise, tout est à faire ! La stratégie énergétique attend d'être inventée ! Distribuer la rente nous donne des sursis éphémères mais est-ce cela le développement durable et l'attention à accorder aux générations montantes qui ne trouveront rien - à cette cadence de pompage frénétique - pour se développer ? Seule une stratégie énergétique adossée à un modèle énergétique flexible avec le consensus de tous, permettra de mobiliser tous les Algériens, de l'écolier à l'imam en passant par le ministre du Commerce qui permet l'importation d'équipements qui ne répondent pas aux normes énergétiques en vigueur dans les pays développés (équipements énergétivores, voitures à plus de 120 gde CO2/km), la liste est longue. Chaque département ministériel devra y contribuer ; l'éducation en formant l'écolier à l'écocitoyenneté, l'enseignements supérieur en revenant sur sa décision de supprimer - sans aucune consultation cohérente la formation d'ingénieurs et de techniciens au profit d'un LMD dont on ne connaît ni les tenants ni les aboutissants sauf qu'ils ont été conçus en toute rigueur pour des pays européens à partir d'une décision de la Conférence européenne de Bologne qui n'a rien à voir avec le tissu industriel et les préoccupations de l'Algérie. Encore une fois, j'ai martelé dans ma conférence que « l'Algérie doit tourner le dos à la rente ».Elle doit penser aux générations futures. J'ai cité l'exemple d'un petit pays comme la Norvège qui dispose d'un fonds de pension de 200 milliards de dollars qui est fructifié très intelligemment pour donner une possibilité de développement durable aux générations futures. « Il faut une stratégie énergétique basée sur des états généraux qui doivent aboutir à un modèle énergétique flexible, un bouquet énergétique qui mise sur les économies d'énergie, les énergies renouvelables et la réalité des prix. « Chaque calorie exportée devrait correspondre à l'acquisition d'un savoir-faire ». Il est nécessaire de développer à marche forcée les énergies renouvelables, solaire, éolien, biomasse, géothermie avec 200 sources, petite hydraulique. Le plus grand gisement du pays est celui des économies d'énergie que l'on peut évaluer à plus de 20% d'après l'Aprue. Nous serons tous concernés par le « consommer moins en consommant mieux ». En 2030, l'Algérie n'exportera plus de pétrole à cette cadence de pompage (AIE). Peut-on continuer sur cette voie sans compromettre l'avenir des générations futures ? L'absence d'une vision d'ensemble de ce secteur stratégique engendrera, à Dieu ne plaise, un désordre qui placera définitivement l'Algérie dans une zone grise quand la rente ne sera plus là pour cacher notre errance multidimensionnelle.

Sauver la planète

En conclusion, l'ère des énergies propres pour remplacer le pétrole et le gaz a déjà commencé. Sauver la planète est devenu un enjeu et une priorité pour les peuples qui rêvent d'un monde meilleur. Jamais le réchauffement climatique et ses conséquences : déforestation, sécheresse, pollution disparition dangereuse de la biodiversité, n'ont causé autant de dégâts à la planète Terre. Perturbée par toutes ces agressions, la Terre nous le fait savoir par changements climatiques interposés. Chaque jour nous reculons l'Over shoot Day, c'est-à-dire « le jour du dépassement » qui correspond à ce que la nature peut mettre en une année à notre disposition et que nous consommons bien avant la date du 31 décembre. Cette année nous avons épuisé notre stock le 10 août 2012. Depuis nous vivons à crédit et nous faisons comme si nous avons 1,5 planète à notre disposition. Le Nouvel Ordre de l'Energie est plus drastique que jamais ! Tout le monde s'y met ! Sauf les damnés de la terre dont la plupart sont en Afrique mais pas seulement ! Tout le sous continent indien est dans le même cas ; L'India Shining est une vitrine de l'Inde, mais l'Inde profonde dont parle si bien Gandhi en est encore à des fuels non commerciaux (bouses de vaches et bois) ; Il en est de même de la Chine profonde. C'est la curée ! Loin des changements climatiques, au diable la biodiversité ! L'ébriété énergétique est de mise aussi bien chez les anciens pays industrialisés que chez les pays émergents. Tout ce beau monde est drogué à l'énergie : l'extasie du XXIe siècle . Pour rappel Les pays nantis (20% de la population mondiale) ont accaparé en un siècle 80% des ressources énergétiques mondiales. Ils ont envoyé dans l'atmosphère près de 900 milliards de tonnes de CO2 qui stationneront pendant 120 ans. Les pays émergents revendiquent de polluer de la même façon . Combien de planète seront nécessaires ? On dit qu'une prise de conscience commence à se faire de plus en plus. L'heure des énergies propres doit sonner pour que l'après-pétrole puisse préserver ce qui reste de la biodiversité. Il est temps qu'un paradigme nouveau, qui place l'homme au coeur du développement, émerge parce que nous sommes tous embarqués sur le même vaisseau, les pays du Sud qui sont dans la soute souffrent en premier, mais si on ne fait rien, le bateau Terre coulera, le climat sera intenable pour tous avec des déluges erratiques, des températures extrêmes. A quoi cela sert pour les pays industrialisés, alors d'avoir gaspillé, d'avoir roulé inconsidérément, d'avoir malmené la Terre et lui demander plus qu'elle ne peut donner. La question reste posée.

"Le jour où les arbres voteront, le président de la République sera un homme politique soucieux de l'environnement". Citation attribuée à Coluche

Auteur : Chems eddine Chitour / Professeur émérite Ecole Polytechnique Alger Ancien Professeur associé à Toulouse Consultant (2012)